Uvira : Le calme est revenu après des tirs croisés qui ont fait cinq morts et quatre blessés entre FARDC et Wazalendo
- Philémon MUTULA
- 27 août
- 2 min de lecture

Des tirs nourris ont été entendus en début de la journée du mardi 26 août 2025 dans l’agglomération de Kavimvira en Mairie d’Uvira au Sud-kivu.
Cette Commune qui abrite provisoirement les institutions provinciales notamment, le Gouvernorat et l’Assemblée Provinciale du Sud-Kivu a été le théâtre d’un accrochage opposant les éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) à leurs alliés, les Volontaires pour la Défense de la Patrie, communément appelés wazalendo.
Cette situation, considérée comme une suite logique de celle qu’a vécu la Commune de Mulongwe dans la même ville, a perduré jusque tard dans la nuit.
Selon les sources concordantes du média en ligne le courrier de Bukavu, la base, le désaccord portait sur le contrôle de la frontière de Kavimvira et de l’entrepôt central de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA), les Wazalendo s’estimant les mieux indiqués à protéger la frontière que l’armée loyaliste en référence aux récents incidents survenus.
Selon des informations recueillies sur place en attendant une communication officielle, les Volontaires pour la Défense de la Patrie (wazalendo) auraient tenté d’ériger leur barrière et de placer leurs éléments à ces postes afin de contrôler les mouvements d’entrée des personnes en provenance de la République du Burundi via la frontière Congolo-Burundaise de Kavimvira vers la Ville d’Uvira.
Objectif, selon les VDP, limiter les infiltrations des ennemis de la République qui proviendraient du Pays voisin (le Burundi). Les mêmes sources ajoutent que les Forces Armées de la RDC se sont opposées à la manœuvre de leurs alliés, rappelant que ces positions sont uniquement réservées aux services compétents de l’État.
Face à cette situation, les activités ont été paralysées dans la zone dont les activités commerciales, services interrompus ainsi que la population en débandade fuyant la panique qui s’est vite installée.
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, ce mardi 26 août était l’interception dans la Commune de Mulongwe en Mairie d’Uvira de trois bus ayant la Plaque d’Immatriculation Burundaise et qui transportaient des membres de la communauté banyamulenge en provenance du Burundi et qui se rendaient, selon eux, à Uvira pour assister aux cérémonies funéraires d’un officier militaire des FARDC, le Colonel Patrick GISERO et de son épouse, décédés récemment dans le crash d’un avion à Kisangani.
À en croire un communiqué officiel des FARDC qui est tombé tard dans la nuit, cet incident qui est né d’une incompréhension entre les militaires en poste et les éléments Wazalendo en patrouille pédestre a fait cinq morts côté wazalendo et quatre blessés dont un militaire FARDC, un bilan encore provisoire selon le communiqué officiel.
Les blessés ont été rapidement évacués vers l’Hôpital Général de Référence, où ils bénéficient de soins appropriés.
À la suite des accrochages renchérit le même communiqué, les unités des FARDC ont procédé à l’arrestation de 14 éléments Wazalendo considérés comme incontrôlés. Ceux-ci, selon l’armée, avaient déjà échappé à l’autorité de leurs leaders. Après leur appréhension, ils ont été relâchés et remis à leurs Chefs pour recadrage.
Ces accrochages surviennent dans un climat marqué par la persistance de l’insécurité dans les hauts et moyens plateaux d’Uvira. Les tensions récurrentes entre forces régulières et groupes armés locaux rendent la situation particulièrement sensible dans cette zone frontalière, où l’armée congolaise tente de rétablir l’autorité de l’État.
Philémon MUTULA.





























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