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Bukavu : PPI condamne la mort de 4 détenus à la Prison Centrale et exige le transfert du Capita General dans d’autres prisons du pays


L’Organisation Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) condamne la mort de 4 prisonniers au quartier spécial de la Prison Centrale de Bukavu, dont deux décès sont survenus samedi 29 juin 2024 et deux autres dans la matinée du dimanche 30 juin 2024 dans ce même lieu carcéral, situé au centre-ville de Chef-lieu de la province du Sud-Kivu.

Selon le communiqué de presse n° PPI/RDC/015/06.2024 dont une copie est parvenue à la rédaction du RATECO-SK ce mardi 2 juillet 2024, évoque l'hypothèse d'une intoxication, sans en donner plus de détails.


Toujours dans la même lettre, PPI dénonce la torture et autres traitements cruels, inhumains et dégradants dont sont victimes nombreux détenus à la cour centrale de la Prison Centrale Bukavu. Un endroit considéré comme «Gueule du lion » où les prisonniers faibles financièrement et les nouveaux venus sont la proie de plus forts qui y font la loi, regrette notre source.


Selon les investigations menées par cette organisation de défense de droits humains, ces faits sont l'œuvre d'un certain Jean-Claude MURHANDIKIRE, l'un des assassins de la sœur religieuse Clara KAHAMBU abattu à son bureau à la paroisse Mater Dei, le 29 novembre 2016 condamné à perpétuité le 02 décembre 2016 par le Tribunal de Grande Instance de Bukavu siégeant en procédure de flagrance.


MURHANDIKIRE est détenu à la Prison Centrale de Bukavu, où il est devenu « Capita Général, ce qui veut dire « Chef des prisonniers » soumettant ses codétenus à la torture et à des actes déplorables pour des fins pécuniaires.

La famine ainsi que le manque de soins médicaux seraient également à la base de ces décès, ajoute notre source.


PPI demande une fois de plus le transfert de ce Capita Général vers d'autres prisons dans d'autres provinces du pays afin d'épargner ceux de la Prison Centrale de Bukavu avec la souffrance longtemps endurée.


Rappelons par ailleurs que les prisonniers de différentes prisons en province du Sud-Kivu font face à un manque criant de nourritures et de médicaments essentiels pour répondre à leurs besoins.


Fidèle BINJA et Patrick BYAMUNGU, Stagiaires au RATECO-SK.

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