Kalehe : Suite aux combats dans les hauts plateaux, de nouveaux déplacés affluent à Bushushu
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Le village de Bushushu, dans le territoire de Kalehe, a accueilli une nouvelle vague de déplacés en provenance des hauts plateaux, précisément des groupements de Ziralo et de Buzi suite aux conflits qui sévirent dans ce milieu.
Selon la Radio Maendeleo, ces nouveaux déplacés, estimés à 1 500 personnes, fuient les affrontements armés signalés dans plusieurs localités de ces deux groupements et de leurs environs, notamment Shanje, Bishaka, Lumbishi et Chambombo.
Cette information est contenue dans le bulletin d’information humanitaire du mois de juin, rendu public par la Synergie des Associations de Lutte contre les Antivaleurs (SALA) et consulté par notre rédaction de la radio Maendeleo.
Dans ce document, l’organisation indique que ces déplacés viennent s’ajouter à d’autres arrivés depuis le mois de mars, accentuant ainsi la pression sur les familles d’accueil, les structures de santé et les ressources communautaires, déjà limitées dans ces groupements.
La SALA ajoute que cet afflux contenu de déplacés accroît considérablement les besoins humanitaires dans le village de Bushushu et ses environs, ces personnes étant confrontées à un manque de biens essentiels et surtout les produits de premières nécessités.
A cette occasion, le coordonnateur de cette structure, monsieur Cédric MACHARA plaide pour une intervention des acteurs humanitaires et des personnes de bonne volonté afin de venir en aide à ces populations en détresse.
D’autres sources locales parlent, de violents combats opposent depuis samedi dernier les combattants Wazalendo aux troupes de l’AFC/M23 dans plusieurs localités, notamment sur l’axe Lumbishi, dans le groupement de Buzi, à Chambombo, dans le groupement de Ziralo, ainsi qu’à Katasomwa, dans le groupement de Mubugu.
Cette reprise des combats est à l’origine de cette nouvelle vague de déplacements et de l’aggravation de la crise humanitaire, dénoncent plusieurs acteurs de la Société Civile de Kalehe, qui appellent à une désescalade de la violence afin de permettre aux populations de retrouver un climat de quiétude.
Plusieurs villages et écoles sont dévastés et restent désertent jusqu’aujourd’hui.
Isaac BASHOMBE.

























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