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Les radios communautaires du Sud-Kivu, s’impliquent dans la sensibilisation de la population contre COVID-19 monitoring du lundi 27 au mardi 28 juillet 2020.

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme sur le renforcement des capacités des Radios Communautaires pour la gouvernance locale, le Réseau des Radios et Télévisions Communautaires du Sud-Kivu poursuit son travail de monitoring.

Objectif visé, se rassurer de comment ses radios membres interviennent dans ladite thématique en vue de booster la redevabilité, la démocratie participative ; socles de tout développement.

Dans cette parution, le RATECO/SK fait une compilation du contenu médiatique livré au public par ses radios partenaires dans les éditions vespérales de lundi 27 juillet et matinales de mardi 28 juillet 2020.

A la Radio-Télévision Ngoma Ya Kivu

Dans son édition du Journal, la RTNK revient sur l’annonce de l’envoi d’une mission conjointe composée du gouvernement provincial, de la Société Civile et de la MONUSCO qui devrait se rendre dans le village de Kipupu, secteur d’Itombwe en territoire de Mwenga après les massacres des personnes par des groupes armés.

Ainsi, cette radio communautaire rappelle que la mission devrait se rendre sur place déjà le samedi 25 juillet tel qu’annoncé par le Gouverneur de province mais jusque mardi 28, cette mission n’avait pas encore bougé d’un pas.

Au regard de l’urgence humanitaire et l’intérêt que revêt la mission, la RTNK estime, dans son papier, qu’il est anormal que l’autorité provinciale annonce des choses qu’elle n’est pas capable d’exécuter.

Dans la même édition du journal, cette radio communautaire émettant de Bukavu sur la 88.5Fm s’intéresse à la manifestation organisée par certains habitants du quartier Nkafu pour dénoncer l’insécurité et la mauvaise gestion de leur quartier.

En effet, tôt le matin de mardi 28 juillet 2020, certains jeunes du quartier Nkafu ont installé des barricades sur la route non loin de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu pour dire non à la manière dont leur quartier est géré.

Ces jeunes dénoncent le fait que les cadres de base du quartier Nkafu ne s’intéressent pas aux travaux de développement, l’assainissement et la sécurité de l’entité. Ils exigent le remplacement pur et simple de la cheffe de quartier Christine AZANGA MATAZI.

Cette dernière est également accusée de n’être présente que lorsqu’il faut tracasser les habitants, de vendre les servitudes publiques aux particuliers, d’avoir détourné les dons des sinistrés de Nkafu mais aussi de ne pas s’impliquer pour que prenne fin l’insécurité dans cette entité.

Et au sujet des décès dans les maisons carcérales, la Radio-Télévision Ngoma Ya Kivu accorde la parole à l’Organisation de Défense des Droits de l’Homme en Partenariat pour la Protection Intégrée PPI,  en sigle.

Ceci après le décès, vendredi 24 juillet 2020 d’une personne au sein de la prison centrale de Bukavu.

D’après le Directeur des programmes au sein de cette Organisation, Me Pascal MUPENDA, la situation des droits humains est déplorable dans toutes les maisons carcérales du Sud-Kivu et les autorités devraient s’y intéresser afin d’éviter le pire dans les jours à venir.

Il rappelle que les détenus ont des droits et ne devraient pas mourir dans les prisons pour avoir manqué à manger ou des soins médicaux. Me Pascal MUPENDA pense qu’il est temps que cette situation interpelle les députés ainsi que d’autres autorités.

A la Radio-Télévision Nationale Congolaise RTNC

Dans le domaine de la gouvernance, la Radio-Télévision Nationale Congolaise revient sur la manifestation organisée par certains jeunes du quartier Nkafu qui ont brûlé des pneus sur la chaussée dans la matinée de mardi 28 juillet 2020 pour exiger le départ de leur cheffe de quartier.

Accordant la parole au Bourgmestre de la Commune de Kadutu face à cette manifestation, Munyole KASHAMA BEKAO condamne la manière d’agir de cette jeunesse et pense qu’il y a plusieurs manières de revendiquer ses droits sans troubler l’ordre public ou brûler Les pneus sur la chaussée.

Rejetant les allégations ayant motivé cette manifestation, le Bourgmestre de Kadutu estime que cette jeunesse est manipulée et aurait un agenda caché. Il appelle les uns et les autres au calme et promet néanmoins son implication pour des solutions durables.

Dans la même édition, la RTNC fait état d’une autre manifestation des jeunes de Gyamba au quartier Panzi dans la commune d’Ibanda qui avaient également manifesté pour dénoncer la manière dont l’entreprise Groupe RUBUYE travaille la route allant de Ruzizi 2 jusqu’à Major Vangu.

Selon les manifestants, les ingénieurs du Groupe RUBUYE auraient réduit la dimension prévue pour la route pourtant ils avaient déjà ciblé les maisons à détruire le long de la route.

Arrivé sur place, le Président Directeur Général du Groupe RUBUYE et le Directeur Général de l’Office des Routes Anicet KAKESA ont échangé avec les manifestants. Selon le patron de l’Office des Routes, les dimensions seront bien respectées et s’il faudra casser, on ne le fera pas pour le faire.

Les jeunes ont exigé que ces travaux s’effectuent dans la célérité conformément aux protocoles.

A la Radio SVEIN

Dans son édition, cette radio émettant sur 89.3 rappelle que l’ultimatum accordé aux personnes ayant construit dans les limites du cimetière de la Ruzizi a expiré depuis mercredi 22 juillet 2020.

Cet ultimatum leur était accordé afin qu’ils démolissent eux-mêmes leurs maisons avant que le gouvernement provincial ne s’en charge.

Une semaine après l’expiration de cet ultimatum, constate Radio SVEIN, les spoliateurs ne sont pas inquiétés et les mesures annoncées par le Ministre Provincial des Affaires Foncières ne sont toujours pas mises à exécution.

Il ressort de l’analyse que les autorités auraient peur des spoliateurs qui seraient intouchables. Et poursuivant sur la même thématique, SVEIN fait également état des menaces contre les acteurs de la Société Civile qui tentent de dénoncer ces cas de constructions anarchiques et ventes des parcelles dans les cimetières.

Selon certains messages d’alerte, il s’agit des menaces en provenance des militaires et autres personnes qui seraient impliquées dans ces manœuvres et certains acteurs seraient déjà en train de vivre dans la clandestinité.

Sur la même thématique de la gouvernance et la participation populaire, la Radio SVEIN se rend au quartier Cikonyi dans la Commune de Bagira pour s’intéresser à la réunion qui a eu lieu entre les habitants et leurs cadres de base.

L’objectif de la réunion était de discuter ensemble sur les voies et moyens de résoudre les conflits qui opposent le Complexe Scolaire LA PUISSANCE DIVINE et certains habitants au sujet d’une servitude publique et le canal de conduite d’eaux.

Il a été résolu que cette école privée agréée laisse disponible un espace pour le passage des eaux et des habitants. Autre résolution, la collection des cotisations afin de réhabiliter certains endroits délabrés sur les routes secondaires.

Le Chef de quartier Cikonyi Pascal MABULA salue la collaboration de la population et sa volonté à vouloir travailler ensemble pour l’émergence de communauté.

A la Radio IRIBA FM

Revenant sur l’actualité des constructions dans le cimetière de la Ruzizi, cette radio communautaire émettant sur 90.0Mhz accorde la parole au militant du mouvement citoyen « Il est Temps » Paulin MULUME est membre de la commission chargée d’identifier les maisons et parcelles de l’Etat ainsi que de l’idcentification des sites impropres à la construction au Sud-Kivu.

Ce dernier précise que le rapport mi-parcours de la commission a déjà été remis entre les mains de l’autorité provinciale. Paulin MULUME estime que le Gouverneur doit prendre des mesures courageuses afin de décourager ces genres de pratiques.

Selon lui, si le Gouverneur ne le fait pas, personne d’autre ne le fera à sa place. Citant des informations en provenance des sources sures ayant requis l’anonymat, IRIBA FM alerte également sur le fait que certains acteurs de la Société Civile qui dénoncent ces genres de pratiques vivent sous le coup des menaces.

Et se rendant dans la Commune de Kadutu, IRIBA FM accorde la parole au Président de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile qui dénonce le fait que les maisons réservées aux policiers et militaires dans certains camps sont occupés par des civils.

Selon le rapport des enquêtes menées, le Président de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI) Kadutu Alain MUTIKI précise que ces maison seraient en train d’être vendues par les supérieurs hiérarchiques au sein des FARDC et de la Police aux civils.

Il regrette de voir que les policiers et militaires sont en train de passer la nuit dans des conditions qui violent leurs droits pourtant il y a des maisons leurs destinées dans les camps.

Alain MUTIKI propose le délogement de tous les civils qui vivent dans les camps des policiers et militaires, organiser une enquête pour connaître la régularité de cette occupation afin de prévenir les risques de spoliation.

Et pour clore la thématique liée à la gouvernance et au respect des droits humains, IRIBA FM accorde la parole aux conducteurs des taxis motos. Ces derniers dénoncent le fait que les policiers et militaires les arrêtent à tort et à travers durant les heures vespérales sous prétexte de rouler à des heures interdites.

Alors que l’arrêté du Gouverneur avait plutôt interdit la circulation des taxis motos après 22h, certains policiers en profitent pour tracasser les conducteurs de ces engins avant même 22h.

« Nous sommes très étonnés par le comportement des éléments de l’ordre. Ils se tiennent à des endroits obscurs le long des routes pour attendre arrêter les motards à 20h et même avant… que tu aies une plaque d’immatriculation ou pas, on te soumet au paiement d’une amende de 50 000fc pourtant il est même difficile de totaliser une somme de quinze mille francs par jour. Nous savons que l’autorité a bien dit que c’est plutôt à partir de 22h qu’il est interdit la circulation des motos. Je pense qu’il est temps que nos droits soient respectés car nous sommes aussi à la recherche du pain quotidien pour nos enfants et l’Etat a l’obligation de nous protéger », se plaint un conducteur de taxi-moto au micro de cette radio communautaire.

A la Radio Maendeleo

Dans son édition du journal Radio Maendeleo revient aussi sur la situation des cimetières et les multiples annonces faites par les autorités dans le cadre de la démolition des maisons anarchiquement construites sur des sites impropres, le respect des dix mètres de rive et la vente des espaces publics.

« Plus de six mois après la mise en place de la commission d’identification et vérification des sites impropres à la construction, des constructions se poursuivent dans des endroits déjà identifiés.

Parmi ces sites, on note les cimetières de la Ruzizi, celui de Brasserie Km4 et Musigiko, le flanc des cliniques universitaires, la colline surplombant la rivière Ruzizi vers Gyamba, les collines Point Point, Kabwa KASIRHEet Ruvumba ainsi que les sites du bassin du collège et la colline derrière  l’ITFM/Bukavu.

Sur tous ces sites, ce sont des maisons qui naissent jour et nuit. Du côté des autorités ce sont des annonces et des descentes sur le terrain sans action concrète.

Parmi les annonces, l’on note la descente sur le terrain du Gouverneur de province en date du 14 février 2020 pour lancer la campagne de démolition des maisons. Et déjà le 16 février, des maisons ont été détruites à Gyamba et à Nguba.

Depuis lors, ce sont des décisions qui sont annoncées par le Ministre des Infrastructures soit par le Gouverneur.  Pendant ce temps, ce sont des maisons qui continuent de pousser comme des champignons dans les cimetières cités ci-dessus et dans bien d’autres sites impropres à la construction.

Le 14 juillet dernier le Ministre Emmanuel NDIGAYA a remis des lettres de mise en demeure demandant à ceux qui ont construit dans le cimetière de la Ruzizi de démolir endéans 8 jours.

Un jour après, soit le 15 juillet, le Gouverneur en personne appuie sur l’accélérateur en réunissant les membres de la commission pour la même question qui ont expiré le 22 juillet dernier.

Toujours en ce qui concerne le cimetière de la Ruzizi, le Maire de Bukavu avait annoncé le déploiement imminent des éléments de la Police pour empêcher les constructions. Sur le terrain, rien n’a changé et les spoliateurs poursuivent leur mission.

En rapport avec la protection des 10m de rive du Lac-Kivu, lors de la récente le 19 juillet dernier sur le littoral du Lac-Kivu jusque vers Kalengera, le Gouverneur a ordonné la démolition des maisons érigées sur des caniveaux et qui ne respectent les 10m de rive ainsi que celles sur les installations de la REGIDESO et la SNEL.

Nombreux estiment que, pour éviter des catastrophes en saison pluvieuse prochaine, il est temps que toutes les décisions prises soient exécutées. Des analystes proposent également que l’on ne parle plus de site impropre à la construction mais plutôt de sites impropres à la vente.

Pour rappel, une commission de vérification et d’identification des sites impropres à la construction dans la province du Sud-Kivu a été mise en place depuis décembre 2019 par le Gouverneur Théo NGWABIDJE KASI.

Il s’agit d’une commission qui devait se charger d’identifier les sites impropres à la construction, faire un état des lieux des cas de constructions anarchiques puis en faire rapport à l’autorité provinciale qui en est le Président pour des dispositions utiles.

Parmi les dispositions annoncées dans l’arrêté du Gouverneur, la démolition des maisons, le déguerpissement ou la délocalisation des personnes ayant construit sur les sites impropres et même des sanctions à l’endroit des personnes qui octroient des titres à ces endroits ».

Et en réaction, l’un des membres de la commission Paulin MULUME précise que le rapport mi-parcours concernant la ville de Bukavu a déjà été déposé à l’autorité provinciale qui est censée le mettre en exécution.

Il précise que les recommandations vont dans le sens de déguerpir et/ou délocaliser toutes ces personnes ayant construit sur des sites jugés impropres à la construction. Paulin croit savoir que les préalables liés l’indemnisation de ces personnes serait le frein à l’exécution desdites recommandations.

Nous avons tenté d’entrer en contact avec le Ministre Provincial des Infrastructures et Travaux Publics mais nos efforts sont restés vains.

Et pour clôturer le chapitre lié à la bonne gouvernance, la redevabilité et aux droits humains, Radio Maendeleo s’intéresse à la rencontre que le Ministre Provincial de l’Agriculture a rendu aux pêcheurs oeuvrant sur le Lac-Kivu.

Ceci après plusieurs alertes des abus dont ils sont victimes de la part des militaires de la force navale et des éléments de la Police lacustre. Le Ministre promet d’en faire part au Gouverneur et trouver des solutions.

« Le gouvernement provincial à travers le Ministère Provincial de la Pêche s’engage à améliorer les conditions de pêche sur le lac Kivu et à moderniser le secteur.

Ceci passe par l’identification des pêcheurs et la lutte contre l’insécurité dont ces derniers sont victimes.

L’état des lieux de la pêche en province ainsi que les différents problèmes qui guettent les pêcheurs étaient au centre d’une rencontre tenue ce mardi 28 juillet 2020 avec le Ministre de tutelle, Marcellin AMANI BAHAYA. 

De ces problèmes, la pêche illicite et l’insécurité sur le lac Kivu a fait  plus de 9 cas depuis ce mois de juillet. Ces pêcheurs, représentés dans leur plate-forme proposent au Ministre de procéder à la certification des matériels de pêche pour pallier ces difficultés à en croire le Vice-Président de la plateforme des pêcheurs Kashinze BALEGANA Soleil.

Pour sa part, le Ministre Marcellin AMANI rassure que l’identification des pêcheurs et la restructuration de leurs associations va contribuer à améliorer leurs conditions de travail.

A noter que la campagne des permis sera bientôt organisée pour identifier tous les pêcheurs en province ».

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