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JI pour l'élimination de la violence sexuelle en temps de conflits : Les femmes appelées à éviter des endroits moins sécurisés pour se protéger contre les violences

  • il y a 2 heures
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Pour se protéger contre les violences sexuelles en temps de conflits armés, les  filles et femmes sont appelées à adopter certains stratégies pour leur sécurité physique en adoptant des stratégies qui combinent à la fois la vigilance quotidienne, l'entraide communautaire et les recours aux mécanismes de soutien disponibles.


Cette recommandation est de Maître Georgette NKUNZI enseignante à la Faculté de Droit à l'Université Officielle de Bukavu UOB et experte en genre, dans un entretien nous accordé ce jeudi 18 juin 2026, un jour avant la célébration de la Journée Internationale pour l'élimination de la violence sexuelle en temps de conflits.


Cette défenseuse des droits humains précise que certaines attitudes peuvent sauver des vies des femmes et des filles dans les milieux affectés par des conflits armés.


Ne pas fréquenter les endroits jugés criminogènes, la non fréquentation régulière de certains chemins  à une seule heure mais aussi et surtout ne pas se promener.

 « Pour se protéger contre les violences sexuelles surtout dans l'Est de la RDC où elles sont utilisées comme armes de guerre, les femmes et les filles doivent adopter des stratégies de prévention et de protection. J’appelle les femmes et les filles à éviter d'être isolées, de marcher seules, de circuler seules. Par exemple, dans les milieux ruraux, lorsqu'il faut aller aux champs ou aller puiser de l'eau, les femmes et les jeunes filles prendront toujours les soins d'aller en groupe, mais également de varier régulièrement les itinéraires, de ne pas emprunter le même itinéraire tous les jours. Il faut s'habiller de manière à fondre dans la masse pour ne pas susciter les convoitises. Également, il faudra mettre en place un système d'alerte de patrouille entre les femmes au sein de leurs communautés et au niveau des champs, ainsi de suite. Ça, c'est pour favoriser l'union. C'est pour dissuader les agresseurs qui sont isolés. Enfin, si des combats éclatent, par exemple, les femmes et les filles devraient essayer d'identifier les cachettes et sécuriser des espaces où elles peuvent se cacher, dans les maisons d'écoute ou dans les Centres de Santé ».

Maître Georgette NKUNZI appelle aussi les parties en conflit à bannir les pratiques des violences sexuelles comme armes de guerre et des conflits mais de respecter strictement les Principes du Droit Humanitaire qui protègent les civiles contre toute violence sexuelle en temps de conflits armés.


La Journée internationale pour l'élimination de la violence sexuelle en temps de conflits est célébrée chaque année, le 19 juin. Pour l'édition de 2026, l'Organisation des Nations Unies (ONU) met l'accent sur la protection des enfants sous le thème : « Violences sexuelles liées au conflit contre les enfants : Sauvegarder l'avenir et autonomiser les soignants".


Philémon MUTULA.

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