JI de l’élimination de la violence à l’égard des femmes : Plusieurs femmes petites commerçantes victimes de pillages n’exercent plus leurs activités à Bukavu
- Philémon MUTULA
- il y a 4 jours
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Plusieurs femmes petites commerçantes exerçant leurs activités dans la ville de Bukavu vivent les conséquences des conflits armés qui ont occasionné la crise économique et humanitaire dans la province du Sud-Kivu, depuis le début de l’année 2025.
Dans un entretien nous accordé ce mardi 25 novembre 2025, en marge de la Journée Internationale de l’élimination de la violence à l’égard des femmes, une défenseuse des droits de femmes qui a gardé l’anonymat regrette de constater qu’à part l’arrêt des activités commerciales, plusieurs femmes ont été violées dans la ville et dans les villages de la province du Sud-Kivu.
Notre source ajoute que plusieurs femmes qui exerçaient de petites activités génératrices de revenus dont le commerce, ont été victimes de cas de pillages et ne peuvent plus répondre aux besoins de leurs familles qui vivaient de ces petites activités.
Certaines d'entre elles que nous avons rencontrées font savoir qu'elles se réveillaient tôt le matin pour aller prendre la marchandise à crédit chaque jour à la frontière Ruzizi et dans des dépôts, pour ensuite aller les et payer chez le fournisseur le lendemain.
Aujourd'hui, cette tendance a totalement changé, car la plupart de ces personnes ont fermé leurs portes, regrette notre source.
Celles qui vendaient les fruits et légumes provenant des villages notamment à Kabare ont du mal à atteindre les milieux ruraux pour aller acheter la marchandise suite aux affrontements et aux cas d’insécurités qui sont signalés dans plusieurs villages au Sud-Kivu.
Ces femmes interrogées ajoutent qu'elles sont aujourd’hui incapables d'épargner pour des projets d’avenir, à travers les activités des ristournes communément appelées Likirimba ou ristourne auxquelles elles avaient adhéré avant l’escalade des conflits armés.
Elles plaident pour la cessation des hostilités et le retour de la paix pour qu’elles reprennent leur vie normale.
Philémon MUTULA.





























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