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Ebola en RDC : Les communautés sont des copropriétaires de la riposte contre l'épidémie et non les bénéficiaires

  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

Les communautés ne doivent plus être considérées comme de simples bénéficiaires mais plutôt des copropriétaires de la réponse dans la riposte contre l'épidémie d'Ebola à l'Est de la RDC.


Cette perception est du Conseil National des Fora des ONG Humanitaires et de Développement (CONAFOHD-RDC en sigle), sur la situation épidémiologique de la maladie à virus Ebola au pays, dans un rapport de plaidoyer signé par son Coordinateur le Docteur De-Joseph KALISINGI.


Plusieurs organisations locales et nationales réunies au sein du CONAFOHD le 20 juin 2026 ont partagé leurs observations de terrain et leurs recommandations sur la riposte contre l'épidémie à virus Ebola.


Dans ce rapport de plaidoyer et d'analyse, le CONAFOHD, à travers son réseau de plus de 600 organisations locales et nationales, continue de promouvoir une conviction simple selon laquelle les communautés ne doivent plus être considérées comme de simples bénéficiaires, mais plutôt des copropriétaires de la réponse dans la riposte contre l'épidémie à Virus Ebola.


Cette organisation laisse entendre que, malgré les progrès réalisés lors des précédentes épidémies, plusieurs difficultés persistent.


La maladie continue à se propager dans la communauté, notamment en Ituri, tandis que les populations sont confrontées à des défis majeurs liés au manque de confiance, à l'accès aux soins de qualité, à la compréhension de la maladie et à leur participation aux stratégies de riposte.


Cependant, dans son analyse, le CONAFOHD souligne Cinq constats majeurs, notamment, la résistance communautaire qui est l'élément important dans la transmission; les organisations locales ne sont pas suffisamment mobilisées malgré leur proximité avec les populations; les survivants et les leaders communautaires constituent des relais essentiels de confiance.


Selon toujours ce rapport, cette résurgence intervient dans un contexte fragilisé par l'insécurité, les déplacements de population, la faiblesse du système de santé et la réduction des financements humanitaires.


Ceci avant d'ajouter que, dans la communauté, Ebola continue d'être perçue comme une invention ou une manipulation extérieure.


Selon le CONAFOHD, les participants à ces échanges de plaidoyer ont unanimement reconnu que la résistance communautaire reste l'un des principaux défis de la riposte.


Elle se manifeste notamment par le refus de signaler certains cas ; le rejet des équipes médicales ; le refus des enterrements sécurisés ; des attaques contre les infrastructures et véhicules sanitaires.


Malgré les difficultés observées, souligne cette organisation, plusieurs pratiques donnent des résultats encourageants. Les survivants constituent des ambassadeurs particulièrement crédibles.


Leur témoignage prouve que la maladie existe ; encourage le dépistage précoce; réduit les rumeurs; renforce la confiance envers les centres de traitement.


En outre, les leaders communautaires, l'implication des chefs coutumiers, responsables religieux et enseignants améliore significativement l'acceptation des mesures sanitaires et réduit les tensions.


Ces échanges du 20 juin 2026 montrent que la lutte contre Ebola ne peut être gagnée uniquement par des approches médicales ou institutionnelles.


La confiance, l'écoute et la participation communautaire demeurent les facteurs les plus déterminants du succès de la riposte.


Philémon MUTULA.

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