Conflits armés en RDC : Le Caucus des femmes dénonce leur faible représentativité et plaide pour la participation aux processus de paix
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Des femmes venues au Nord-Kivu et au Sud-Kivu dénoncent leur faible représentativité et plaident pour leur participation aux dialogues et aux processus de paix qui sont en cours a fin de rétablir la situation sécuritaire dans la partie Est de la République Démocratique du Congo.
Dans un point de presse tenu à l’hôtel Elisabeth à Bukavu le mercredi 18 mars 2026, ces femmes dénoncent leur faible représentativité dans les instances décisionnelles, malgré leur présence quotidienne sur le terrain et leur connaissance approfondie des réalités locales.
Madame MULULU Rachel, de FUDEI/SFPS Nord-Kivu, a rappelé que les femmes sont souvent victimes de violences, mais qu’elles disposent d’une compréhension fine des causes et conséquences des conflits.
« Cette expérience de terrain nous permet d’apporter des contributions adaptées et concrètes pour le retour de la paix », a-t-elle souligné.
Pour sa part madame Julienne BASEKE, Coordinatrice de l’Association des Femmes des Médias (AFEM), dénonce l’exclusion persistante des femmes dans les processus de négociation.
« Les femmes pourraient évoquer les problèmes locaux des populations sur la table de négociation, ce qui renforcerait l’appropriation des décisions au niveau communautaire », a-t-elle expliqué.
De son côté madame Solange LWASHIGA, Secrétaire Exécutive du Caucus des Femmes pour la Paix, a illustré la vulnérabilité des femmes en temps de conflits:
« Dans un camp de déplacés, une mère qui prépare le feu pour cuisiner entend ses enfants lui dire : « Maman, nous avons faim ». Elle doit leur répondre d’attendre… et vit pleinement cette douleur », a-t-elle raconté.
Elle a également insisté sur le rôle des femmes dans la médiation quotidienne, notamment pour apaiser les tensions entre enfants et maintenir la cohésion sociale dans les villages.
Et pour madame Caddy ADZUBA, de la Fondation Pélagie Muhigirwa, rappele qu’une étude des Nations Unies montre que la participation des femmes augmente de 35 % les chances de succès des accords de paix.
Elle plaide pour leur inclusion à tous les niveaux des processus décisionnels afin de garantir des résultats durables et représentatifs des aspirations des populations.
Signalons que cette initiative, soutenue par Kvinna till Kvinna et financée par la coopération suédoise, s’inscrit dans le cadre du projet « Inclusion des femmes et des jeunes filles pour une paix féministe et durable ».
Elle vise à renforcer la participation des femmes dans les dynamiques de paix et à traduire les engagements en actions concrètes, adaptées aux réalités des communautés.
Jeanne KASONGO.

























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