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JM de l’hygiène menstruel : Les ONGs appelées à assister en kits d’hygiènes les femmes et filles déplacées

  • 27 mai
  • 2 min de lecture

Les Organisations Non Gouvernementales devraient assurer une distribution régulière de kits d’hygiène menstruelle comprenant notamment des serviettes hygiéniques, du savon et des sous-vêtements aux femmes déplacées afin d’améliorer leurs conditions d’hygiène pendant cette période de crise humanitaire au Sud-Kivu.


Cette recommandation est de madame Nathalie KYANGA, Secrétaire Exécutive du Club des Amis de la Paix et du Développement (CAPD asbl), dans une interview nous accordée, un jour avant la célébration de la Journée Mondiale de l’hygiène Menstruel, célébrée le 28 mai de chaque année.


Madame Nathalie KYANGA constate que plusieurs femmes et jeunes filles déplacées dans la province du Sud-Kivu, continuent de faire face à d’importantes difficultés liées à la gestion de leur hygiène menstruelle en raison des conditions précaires dans les sites d’accueil.


Par manque de moyens financiers, certaines femmes recourent à des tissus improvisés en faisant la protection non adaptées, une situation qui accroît les risques d’infections et de manque de confort et de l’estime de soi.


Selon Nathalie KYANGA, les ONG devraient renforcer leurs interventions afin de mieux protéger la santé et la dignité des femmes déplacées.

« Pour être efficace, je pense que ces interventions devaient être réparties concrètement en quatre piliers. Le premier pilier, c’est la distribution de kits de dignité adaptés. Les organisations devaient aussi distribuer des bons kits parce que vous savez que le bon kit ne contient pas que des serviettes. Il doit inclure le savon, le savon d'hygiène, le sous-vêtement de rechange, un seau qui a un couvercle. Le deuxième pilier, je veux l'appeler le pilier de l'adaptation des infrastructures pour un accès à l'eau. Les organisations qui interviennent dans le wash devaient penser à séparer le genre, à créer des espaces de lavage discret et à fournir des moyens de gestion de déchets. Le troisième pilier, c'est le pilier de l'éducation, parce que c'est une urgence, une sensibilisation et une lutte contre les tabous autour de la gestion menstruelle s'avèrent indispensables. Et enfin, le dernier pilier, c'est le pilier du plaidoyer et de l'inclusion. Les ONGs doivent impliquer les bénéficiaires dès le départ et puis intégrer la gestion de l'hygiène menstruelle dans toutes les urgences possibles », a-t-elle déclaré.

Elle ajoute également que la réhabilitation d’infrastructures sanitaires sécurisées, séparées et dotées d’un accès régulier à l’eau constitue une urgence, car selon elle, dans plusieurs sites de déplacés, les toilettes restent insuffisantes et peu adaptées aux besoins spécifiques des femmes et des adolescentes.


Philémon MUTULA.

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