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Bukavu : Résilientes à travers la vente des légumes, les vendeuses plaident pour des espaces de vente sécurisés

  • il y a 2 heures
  • 2 min de lecture

Dans la ville de Bukavu, de nombreuses femmes continuent de faire preuve de résilience en assurant la survie de leurs familles à travers la vente de légumes. Cependant, dans un contexte marqué par l’aggravation de la crise sécuritaire et économique, ces activités génératrices de revenus sont de plus en plus menacées.


Malgré plusieurs difficultés, ces femmes restent parmi les principales pourvoyeuses de revenus au sein de leurs ménages. La vente de légumes constitue pour elles une source essentielle de subsistance, leur permettant de subvenir aux besoins alimentaires, scolaires et sanitaires de leurs enfants.


Mais sur le terrain, les obstacles sont nombreux. Plusieurs vendeuses dénoncent notamment le manque d’espaces appropriés pour étaler leurs marchandises, ce qui limite considérablement leurs opportunités de vente. Certaines sont contraintes de s’installer dans des endroits inadaptés ou informels, les exposant ainsi à des risques accrus.


A cela s’ajoutent des cas fréquents de vol, qui fragilisent davantage leurs maigres revenus.


Dans un contexte déjà marqué par la précarité, la perte de marchandises représente un coup dur pour ces femmes qui dépendent quotidiennement de leurs ventes.


Face à cette situation, des organisations locales de défense des droits des femmes plaident pour des mesures d’accompagnement.


Le Caucus des femmes pour la paix appelle notamment les autorités à prendre des mesures exceptionnelles en faveur des vendeuses de légumes, telles que l’exonération de certaines taxes ou la mise à disposition d’espaces sécurisés de vente.


La secrétaire exécutive de cette organisation, Mme Solange LWASHIGA, souligne l’importance de soutenir ces femmes afin de renforcer leur autonomie économique. Elle appelle également les femmes à développer des stratégies adaptées au contexte actuel pour maintenir leurs activités.

« Le contexte actuel exige que les femmes engagées dans des activités génératrices de revenus puissent s’adapter, être proactives et mettre en place des stratégies qui répondent réellement aux défis auxquels elles font face », explique-t-elle.

Au-delà des efforts individuels, les acteurs locaux estiment qu’un appui structuré reste indispensable pour permettre à ces femmes de continuer à jouer leur rôle économique et social.


La crise sécuritaire persistante au Sud-Kivu continue ainsi d’avoir un impact significatif sur les moyens de subsistance, particulièrement pour les femmes déjà vulnérables. Malgré leur courage et leur détermination, elles restent confrontées à des défis quotidiens qui nécessitent une réponse humanitaire et institutionnelle urgente.


Philémon MUTULA.

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