Kabare : Les populations en détresse suite à la famine
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Les populations du territoire de Kabare dans la province du Sud-Kivu traversent une situation humanitaire préoccupante marquée par les conséquences persistantes des conflits armés.
Selon plusieurs témoignages recueillis par le RATECO-SK, les habitants de Kabare et plus particulièrement les déplacés internes, vivent dans des conditions extrêmement difficiles par manque de nourritures.
Privées de leurs moyens de subsistance habituels, ces familles peinent à accéder à la nourriture. Dans les sites de déplacement comme dans les villages d’accueil, la faim s’installe progressivement, aggravant la vulnérabilité des enfants, des femmes et des personnes âgées.
Le Président du Cadre de Concertation de la Société Civile de Kabare, Rodrigue MUNGUAKONKWA, dresse un tableau sombre de la situation. Il alerte sur la dégradation rapide des conditions de vie des déplacés internes et souligne que plusieurs ménages passent des journées entières sans se nourrir.
« La situation est critique. Les populations et particulièrement les déplacés vivent sans aucune assistance. Certains passent deux à trois jours sans manger. Nous appelons les organisations humanitaires à intervenir en urgence en donnant des vivres et non vivres pour éviter une catastrophe humanitaire », a-t-il déclaré.
De son côté, Justine MWAMINI, responsable de l’Association Féminine FROPDI ASBL, insiste sur l’impact de cette crise sur les femmes et les enfants. Elle indique que ces derniers sont les premières victimes de la malnutrition et du manque d’assistance.
« Les femmes déplacées sont abandonnées à elles-mêmes avec leurs enfants. Elles n’ont ni nourriture ni moyens de survie. Nous demandons aux partenaires humanitaires de venir en aide à ces familles qui souffrent énormément », a-t-elle plaidé.
Face à cette situation alarmante, un appel urgent est lancé aux organisations humanitaires nationales et internationales pour une intervention rapide afin d’apporter une assistance alimentaire et non alimentaire aux populations affectées.
Pascal MARHEGANE.

























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