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Bukavu : Rumeurs sur la disparition d’organes génitaux, J. TUBIBU assimile le fait au traumatisme

  • il y a 1 heure
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Depuis plusieurs jours les rumeurs sur la disparition des organes génitaux circulent sur la toile et sèment la panique dans la communauté.


Dans un entretien nous accordé ce mardi 17 mars 2026, d'acteur social et analyste indépendant Jean Moreau TUBIBU assimile ces rumeurs au traumatisme occasionné par l'escalade des conflits armés dans la province du Sud-Kivu.


Pour lui, la population est fatiguée par les conséquences des hostilités après avoir vécu des nuits de terreur à travers les assassinats et plusieurs actes inhumains.


"C'est du fétichisme, il n'y a pas de raison. Ça ne se fait pas dans nos sociétés traditionnelles. On n'a jamais parlé de cette histoire et quand on en parle, c'est juste pour amuser la galerie quand les gens sont fatigués" a déclaré Jean Moreau TUBIBU.


Entre-temps, les personnes qui sont accusées de faire disparaître les organes génitaux et celles qui estiment que leurs organes ont disparu doivent être conduites auprès de la police, entre les mains des autorités locales ou encore dans des structures médicales.


C’est seulement par cette procédure qu’il est possible d’établir les faits, de rechercher la vérité et de rétablir l’ordre social.


Cette recommandation est du Docteur Philippe AMANI BUSANE, Médecin Psychiatre et chef du département de psychiatrie à l’Hôpital Général de Référence de Panzi, dans l’émission Paix et Développement de Radio Maendeleo, dimanche 15 mars 2026.


Ce spécialiste estime qu’au lieu de lapider ou de s’en prendre publiquement à une personne supposée avoir fait disparaître un organe génital, l’instance habilitée reste la police.


Celle-ci peut, à son tour, requérir l’avis des médecins et des psychologues afin d’établir les faits.


Philémon MUTULA.

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