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Sud-Kivu : Afin de lutter contre le paludisme et la bilharziose, le chef de la chefferie de Kabare, disponibilise cinq hectares de terre pour la culture d’artemisia dans son entité

Une importante quantité d’Artemisia, une plante médicinale présentée par ses initiés comme une solution miracle contre le paludisme, la bilharziose et agirait dans la prévention de  la COVID-19, est actuellement cultivée et produite par plusieurs femmes du territoire de Kabare grâce à la Maison Artemisia de Bukavu à travers l’Asbl AFESDI, l’Association d’Appui aux Femmes Solidaires pour le Développement Intégral, une association créée en 2010 et qui entend venir en aide, en particulier aux enfants et femmes vulnérables, aux malades sans moyens et en général aux pauvres de la contrée de Kabare dans la province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo.

Le Chef de la chefferie de Kabare, le Mwami Désire Kabare Rugemaninzi II est satisfait par cette expérience. C’est ce qui l’a amené fin juin, à visiter,  le champ d’expérimentation dans le village de Katuze. A cette occasion, la Vice-présidente de l’Afesdi et responsable de la maison Artemisia au Sud-Kivu, Jacqueline Ludunge a expliqué comment son organisation s’est intéressée à cette plante. Selon elle, c’est après avoir constaté que l’artemisia peut bien germer en RDC et que sa production peut sauver beaucoup de vies et des gens qui meurent de malaria au pays. Et de préciser que tout est mis en marche pour la production à grande échelle de cette plante. Selon elle, certaines femmes travaillent avec son association depuis 2017. « Elles ont été formées dans cette culture et maintenant elles sont prêtent à fournir un travail de qualité. Notre association compte également former les gens à Walungu, à Kaziba et partout, pas seulement à Kabare ».

Il y a deux sortes d’artemisia. L’Artemisia annua, efficace contre la malaria et la bilharziose et, l’artemisia Afra proposé dans le traitement de la COVID-19. Satisfait de cette production, le Chef de la Chefferie de Kabare, le Mwami Désiré Rugemaninzi II encourage les habitants de son entité à s’investir dans la culture de cette plante et promet de rendre disponible cinq hectares de terre pour cette culture aux vertus médicinales nombreuses et insoupçonnées. Il invite le gouvernement congolais et même d’autres pays africains à sauter sur l’occasion pour investir dans la recherche indépendamment de la polémique née autour de cette plante. Pour certaines femmes trouvées sur place, trois mois suffisent pour produire l’artemisia. Elles se disent satisfaites de cette expérience qui les aide dans  la scolarisation de leurs enfants après la vente de leur produit. Ce même produit qui selon elles, est une panacée contre la malaria et la bilharziose dont souffraient leurs enfants, est une solution miracle pour les soins de leurs enfants.

L’artemisia, connaît un succès grandissant sur le continent malgré la polémique qui l’entoure. En témoigne, plusieurs Maisons de l’artemisia qui se sont créées dans plusieurs pays d’Afrique dont la RDC. L’association, qui promeut l’utilisation de la plante à Kabare, affirme sur son site internet que «  l’artemisia annua ou afra soigne et prévient le paludisme. Cependant, la communauté scientifique  reste sceptique sur son efficacité.

Selon le même site, l’enjeu est de taille en Afrique : le continent, très pauvre, concentre 91 % des 445 000 décès annuels dus à la maladie et 90 % des 219 millions de cas dans le monde. Le traitement à l’artemisia, peu coûteux,  y serait un avantage par rapport aux médicaments souvent plus chers, rares ou faux.

 

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