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Sud-Kivu : Le Bureau de Coordination de la Société Civile plaide pour la prise en charge de plus de 7 millions de déplacés à Minova


Le Bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu dénonce la situation humanitaire dégradante de plus de 7 millions de déplacés majoritairement femmes et jeunes filles qui ont fui la guerre du M23 au Nord-Kivu depuis novembre 2021 vers la cité de Minova en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu qui ne cesse de se dégrader au vue et au su de tout le monde.

Maître NENE BINTU IRAGI, Présidente du Bureau de Coordination de la Société Civile le fait savoir dans une note de dénonciation dont une copie est parvenue à la rédaction du RATECO-SK, ce lundi 06 mai 2024.


Dans ce document, la Société Civile précise que plusieurs femmes et filles sont survivantes de violences sexuelles et un nombre important des enfants sont aujourd’hui malnutris faute de prise en charge humanitaire. Cette situation s’ajoute à celle qui secoue actuellement la cité de Minova à travers les atrocités du M23, les bombardements qui font des victimes parmi les civils et détruisent les bétails et habitations.


Ce qui étonne le commun de mortels, c’est le silence coupable de la Communauté Internationale qui est plus préoccupée par ce qui se passe en Ukraine, dans la Bande de Gaza comme si la vie d’un congolais ne compte pas, ajoute notre source.


Vu la gravité de cette situation, le Bureau de Coordination de la Société Civile exige :

« Au Conseil de Sécurité des Nations Unies de saisir le Bureau du Procureur près la Cour Pénale Internationale pour enquêter sur ces crimes commis contre les populations civiles et d’imposer un embargo d’achat d’armes au Rwanda et à l’Ouganda qui facilitent de déploiement des rebelles dans la partie Est de la RDC. Au Président de la République Démocratique du Congo de tout faire pour que le gouvernement national soit composé le plutôt possible et s’occuper de la situation en délétère dans la partie Est de la RDC. Un véritable cessez le feu doit être imposé aux terroristes suivi de leur retrait immédiat des Zones qu’ils occupent. La Société Civile demande aussi aux organisations humanitaires d’intervenir urgemment pour sauver les vies à Minova et dans les autres camps de déplacés au Nord-Kivu, mais aussi dans le respect de la dignité humaine », peut-on lire dans ce document.

Elle ajoute que la RDC doit rester une et indivisible ; ceux qui veulent exploiter les ressources naturelles de la RDC par l’effusion du sang doivent comprendre qu’il est possible d’établir des partenariats économiques gagnant-gagnant dans le respect de la dignité humaine, et pour cela la Communauté Internationale doit cesser de souffler le chaud et le froid, car la RDC a besoin de la paix et de la sécurité.


Elie BACHINYAGA, RATECO-SK.

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