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RDC: 46 cas de violations et abus contre les défenseurs de droits humains et les journalistes en février sur 25 cas en janvier (PPI)



Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) une organisation des droits congolais à mandat régional œuvrant pour la promotion de la paix et la protection des défenseurs des droits humains vient de documenter quarante-six nouveaux cas de violations et abus contre les défenseurs des droits humains, les journalistes et les médias au cours du mois de février 2024 sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo.


L’organisation PPI le fait savoir dans son feuillet no064/PPI/DDH-J/02/2024 du 1er au 29 février 2024, dont une copie est parvenue à la rédaction du RATECO-SK, ce lundi 11 mars 2024.


Dans ce feuillet, Partenariat pour la Protection Intégrée regrette de constater la hausse de cas de violation contre les défenseurs de droits humains en février qu’en janvier 2024.

« Un journaliste a été assassiné par un élément FARDC à Irumu dans la province de l’Ituri alors qu’un autre a été arrêté par la Police à Getty dans la même province. A Mbandaka, dans la province de l’Equateur, une journaliste a été séquestrée dans son bureau par la garde rapprochée du Gouverneur de cette province alors que vingt-et-un (21) autres journalistes qui manifestaient pour dénoncer cet acte ont été arrêtés dans la même ville par les services de sécurité. Au Sud-Kivu, trois (3) journalistes demeurent devant la barre, dont deux (2) devant le Parquet Général du Sud-Kivu et un (1) dans un dossier déjà fixé au tribunal de grande instance de Bukavu. Dans la ville province de Kinshasa, onze (11) activistes prodémocratie ont été arrêtés par les services de renseignements alors qu’ils manifestaient devant le Palais du peuple pour dénoncer l’agression de la RDC par le Rwanda et l’occupation pendant 600 jours par les rebelles du M23. Toujours dans la capitale, (2) activistes prodémocratie vivent sous-menaces de mort de la part des personnes se réclamant appartenir aux services de renseignements. A Kindu, dans la province du Maniema, quatre (4) militants de la Lucha ont été arrêtés alors qu’ils étaient en pleine manifestation dans cette ville. Séquestration d’une journaliste à Mbandaka dans la province de l’Equateur : Le 05 février 2024, madame MIMI ETAKA, journaliste et directrice provinciale de la station publique RTNC/Mbandaka a été agressée à son bureau par le nommé Reagan, membre de la garde rapprochée de BOBO BOLOKO BOLUMBU, Gouverneur de la province de l’Equateur», peut-on lire dans ce rapport.

Tout en condamnant fermement ces cas à répétition des violations et abus à l’égard des défenseurs des droits humains, PPI demande au Président de la République de veiller afin que les textes légaux et ceux garantissant la liberté de la presse et celle d’expression en faveur des DDH, des journalistes et des médias soient respectés en RDC.


Au parlement d’exercer des actions permanentes de contrôle auprès du gouvernement afin de se rassurer que des efforts sont fournis pour la mise en œuvre de toutes les lois votées et promulguées par le Chef de l’Etat dans le cadre de la promotion de la liberté de la presse et les droits humains en RDC. 


Au Gouvernement Congolais d’infliger une sanction exemplaire au Gouverneur de province de l’Equateur pour avoir fait séquestrer la directrice de la RTNC/Mbandaka et arrêter une vingtaine de ses collègues qui réclamaient sa libération.


A la justice militaire dans la province de l’Ituri de tout mettre en œuvre afin que le militaire auteur de l’assassinat du journaliste KAMBALE KITSA Fidèle de la radio communautaire Umoja soit puni conformément à la loi.


Philémon MUTULA, RATECO-SK.

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