top of page

Kabare : Après la condamnation de quatre militaires, la Société Civile plaide pour la prise en charge des victimes


La Société Civile Forces Vives noyau de Katana se réjouit de la condamnation à mort de quatre militaires de Forces Armées de la République Démocratique du Congo samedi 25 avril dernier, et demande au gouvernement de prendre en charge des victimes des assassinats dont ces militaires sont reconnus auteurs.


Monsieur Emery MURHULA, Président de cette structure citoyenne de Katana la fait savoir dans un entretien accordé à un reporter de la radio Svein le weekend.


Ce défenseur des droits humains craint un règlement de compte de la part des militaires qui sont restés impunis, car selon lui, des menaces sérieuses pèsent sur les populations depuis le début de ce procès.


Le Président de la Société Civile en groupement d'Irhambi-Katana plaide pour la prise en charge des victimes et demande à la population de rester vigilante en collaborant avec le service de l'ordre.

«La population d'Irhambi-Katana est satisfaite du procès qui a eu lieu pour condamner les assassins qui ont occasionné la mort de deux personnes et ont blessé neuf autres ici à Irambi Katana. Nous demandons au gouvernement congolais de veiller à l'indemnisation des victimes par ce qu'il y a des familles qui souffrent malgré que leurs bourreaux aient été condamnés. Comme le gouvernement a instauré le fonds d'assistance aux victimes, nous espérons que cette assistance sera faite dans l'urgence, car lune des personnes assassinées a laissé plus de dix enfants qui ne savent plus quel sera leur sort après la mort de leur père », a indiqué Emery MURHULA.

Précisons que ces quatre militaires de l'unité spéciale de larmée basée à Katana ont été condamnés après avoir été reconnus coupables de meurtre et tentative de meurtre lors des altercations qui ont opposé la population aux éléments des services de sécurité, jeudi 23 mai 2024, ayant conduit à la mort de deux civils et neuf blessés.


Le Tribunal Militaire de Garnison de Bukavu siégeant en matière répressive au premier degré a rendu son jugement à l'issue des audiences foraines organisées ce weekend.


Isaac BASHOMBE, RATECO-SK.

84 vues0 commentaire

Comments


bottom of page