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Collaboration entre les correspondants ruraux: Un pas vers un échange d'informations équilibrées


Collaboration entre les correspondants ruraux et les médias traditionnels : Un pas vers un échange d'informations équilibrées entre les zones rurales et urbaines.


Dans notre société de plus en plus connectée, la collaboration entre les correspondants ruraux et les médias traditionnels se révèle être un enjeu important pour favoriser un échange d'informations plus équilibrées entre les zones rurales et urbaines. C’est dans cette optique que le RATECO a organisé à Bukavu une formation de trois jours grâce à l’appui financier de la DDC, une capacitation des journalistes correspondants ruraux du Sud-Kivu.


Ces correspondants, véritables témoins privilégiés de la vie en milieu rural, sont souvent les mieux placés pour relayer les préoccupations et les réalités de ces régions souvent mal représentées dans les médias traditionnels.


Selon, Eugide ABALAWI NDABELNZE, le facilitateur de cette session de formation et de capacitation, les correspondants ruraux jouent un rôle crucial dans la diffusion d'informations justes et pertinentes à travers leurs reportages.


A en croire ce journaliste chevronné, « leurs connaissances du terrain et leur proximité avec la population locale permettent de mettre en lumière des problématiques spécifiques aux zones rurales, tels que les enjeux agricoles, environnementaux ainsi que les difficultés liées aux infrastructures et aux services publics ».

Cependant, malgré leur importance, ces correspondants se heurtent souvent à des difficultés pour exercer leur métier.


Les médias traditionnels, souvent concentrés dans les grandes villes, ont tendance à donner une plus grande visibilité aux événements et aux problématiques urbains, laissant ainsi une lacune médiatique dans la couverture des zones rurales. C'est là où la collaboration entre ces correspondants et les médias traditionnels joue un rôle fondamental.

« La mise en place d'une collaboration étroite entre les correspondants ruraux et les médias traditionnels permettrait de pallier ce manque d'informations. Les échanges réguliers entre ces acteurs permettraient de mieux cibler les sujets d'intérêt, de partager des ressources et de collaborer sur la production de reportages plus complets et plus représentatifs de la réalité rurale. Cette collaboration pourrait également favoriser une meilleure compréhension mutuelle et une plus grande sensibilisation des médias traditionnels aux problématiques rurales », a indiqué le facilitateur Eugide ABALAWI.

Et de renchérir :

« Pour réussir cette collaboration, il est important que les correspondants ruraux soient reconnus comme de réels acteurs du paysage médiatique. Leur formation et soutien sont essentiels pour leur permettre de développer leurs compétences en journalisme et en narration, tout en respectant les codes d’éthique et déontologie du journaliste congolais et les exigences des médias traditionnels. En retour, les médias traditionnels peuvent bénéficier de l'expertise et de la connaissance du terrain des correspondants ruraux pour proposer une couverture plus équilibrée et plus diversifiée des enjeux sociaux, économiques et environnementaux qui impactent les régions rurales. Cette collaboration pourrait également donner lieu à de nouvelles opportunités commerciales pour les médias traditionnels en se rapprochant d'un public rural souvent négligé ».

En définitive, la collaboration entre les correspondants ruraux et les médias traditionnels est un pas vers un échange d'informations plus équilibrées entre les zones rurales et urbaines.

Elle permettra de donner une voix aux régions rurales, de sensibiliser le grand public aux problématiques rencontrées. Et surtout d'encourager les médias traditionnels à adopter une vision plus globale et inclusive de l'information.


Cette collaboration est une véritable opportunité d'enrichissement mutuel, tant pour les correspondants ruraux que pour les médias traditionnels. Et constitue un outil essentiel pour une société plus informée et plus solidaire.


Par : - Josué MUSOLE

- Jacques BWIRA

- Elia LIKANGE

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