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Bukavu : Le photoreportage de Janvier BARHAHIGA primé par le Prix Mondiapress Médias

il y a 14 minutes
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À Bukavu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, les conséquences d’un incendie ne s’arrêtent pas lorsque les flammes disparaissent. Pour les familles touchées, il faut ensuite faire face au deuil, aux traumatismes et aux difficultés de reprendre une vie quotidienne.


C’est cette période de l’après que le photojournaliste congolais Janvier Barhahiga a choisi de documenter dans une série intitulée « Après le feu : deuil, traumatisme et résilience à Bukavu ».


Son travail a été distingué dans la catégorie Photojournalisme du Prix Mondiapress Médias 2026. La cérémonie officielle est prévue le 22 octobre à l’UNESCO, à Paris.


À travers ses images, Barhahiga s’intéresse moins à l’instant du sinistre qu’à ses conséquences sur les personnes qui lui survivent. Ses photographies montrent des familles confrontées à la perte et aux traumatismes, mais aussi les efforts déployés pour retrouver des conditions de vie normales.


« Cette reconnaissance me rappelle pourquoi je continue à faire du journalisme de terrain : témoigner, documenter et préserver la mémoire de nos sociétés à travers l’image », explique-t-il.


Photographier l’après


Dans les situations de catastrophe, les premières informations disponibles sont généralement celles du bilan humain et des dégâts matériels. Mais ces chiffres ne racontent pas toujours ce que deviennent les personnes touchées dans les semaines et les mois qui suivent.


C’est sur cette dimension que repose le travail de Janvier Barhahiga.


Basé à Bukavu, le photojournaliste couvre depuis plusieurs années les conflits, les crises humanitaires et les questions environnementales dans l’est de la RDC. Ses reportages s’intéressent notamment aux conséquences de ces crises sur les populations civiles.


Avec « Après le feu », il cherche à documenter les histoires individuelles qui se trouvent derrière les bilans.


« Après le feu, il reste des cicatrices. Mais il reste aussi des vies, des mémoires et de la résilience à raconter », souligne-t-il.


Pour le photojournaliste, la distinction revient donc aussi aux personnes qui ont accepté d’être photographiées et dont les expériences constituent le cœur de la série.


Une reconnaissance dans un contexte de crise


La remise du Prix Mondiapress Médias 2026 doit avoir lieu le 22 octobre à l’UNESCO, à Paris.


Janvier Barhahiga indique cependant qu’il ne prévoit pas de faire le déplacement depuis Bukavu, dans un contexte sanitaire marqué par l’épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC.


La distinction intervient dans une région où les conflits, les déplacements de populations, les catastrophes et les crises sanitaires se superposent régulièrement.


Dans ce contexte, le photojournalisme joue aussi un rôle documentaire. Les images permettent de conserver une trace des événements et de leurs conséquences sur les communautés, y compris lorsque l’attention médiatique s’est déplacée vers une autre urgence.


Pour Janvier Barhahiga, raconter l’après constitue ainsi une manière de préserver la mémoire de ceux qui ont vécu le drame et de montrer ce que signifie reconstruire une vie après une catastrophe.


Rédaction.

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