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Sud-Kivu: dégradation avancée de la route nationale numéro 2 entre  Mwenga et Kamituga

La descente sur Mwenga,  un de huit territoires de la province du Sud-Kivu le lundi 19 octobre du Gouverneur du Sud-Kivu, Théo NGWABIDJE KASI tel qu’annonçait par sa cellule de communication dans un récent article publié le 15 octobre 2020 sur les réseaux sociaux s’est avérée vrai.

C’est une très bonne chose et une belle initiative de la part de l’autorité provinciale. Cette visite lui a permis et l’a amené à toucher et à fouler le sol de ce territoire et  ses réalités sombres et très affligeantes. Il est venu, il a vu et a vécu le calvaire de ses administrés.

Au menu de la visite de l’Autorité provinciale sa cellule évoquait, la question de la sécurité avant tout, le développement ensuite avec toute la problématique liée aux mines, à la route, à l’agriculture et autres secteurs. « L’autorité se penchera également sur le social en abordant les différentes questions liées aux catastrophes naturelles et l’atténuation de leur incidence sur le quotidien de la population. » renseignait la même cellule.

Après Mwenga, c’est Kalehe, un autre territoire du Sud-Kivu qui est prévu pour les mêmes activités avant d’aller à Fizi. « Plus question de faire deux semaines dans la ville de Bukavu, ainsi en a décidé monsieur Théo NGWABIDJE Kasi, à en croire les écrits de sa cellule de communication.  L’itinérance devenant  son  maître-mot actuellement.
Bref, voici à quoi il va se buter sur le plan infrastructures routières à Mwenga.

En dehors de la route Bukavu- Uvira dans la province du Sud-Kivu qui peut être jugée de « carrossable », tous les autres territoires sont dépourvus des routes. De Shabunda à Ngweshe, de Kabare à Kalehe, de Baraka à Fizi-Minembwe, de Bukavu à Goma, ne parlons même pas de deux Idjwi,  la situation est désespérante.

Face à cette situation qui paralyse la vie des populations de la province, qui leur viendra au secours ? Ainsi sonnent le glas  des habitants de Mwenga qui s’indignent et crient leur ras le bol face à la vie qu’ils mènent actuellement. On les a vu derrière le convoi de madame Olive Lembe Kabila  exaspéraient montrant à l’ex première dame la situation asphyxiante de leur route. Et de lui montrer d’énormes bourbiers. Les usagers de cette route ne cessent de crier au secours mais en vain. Qui les entendra ? Et, de demander aux responsables de l’Office des Routes, du Gouvernement central et provincial de penser à un dénouement urgent qui puisse les soulager.

En guise de solution, la réhabilitation de ce tronçon est inscrite dans les travaux de 100 jours du Chef de l’Etat. Un montant de plus de 100.000 dollars étaient prévus pour ce tronçon. A l’heure actuelle on est qu’à une étape de rafistolage digne du moyen-âge. Les engins de l’Office de Route consacrés à ces travaux sont tous en panne même si à l’arrivée d’Olive Lembe les habitants de ce territoire ont vu un semblant de bricolage-entretien pour éviter l’humiliation et la couvrir.

Cette situation a amené les mois passés au député Jean-Claude Kibala N’kold de proposer que des investisseurs viennent asphalter les routes en échange de l’exploitation du sous-sol de Mwenga. A l’époque, il avait déclaré ceci : « Je sais que l’Etat congolais est à la limite de la faillite. Donc, il faut voir avec des opérateurs économiques qui ont des moyens pour investir dans le sol et sous-sol de Mwenga. Mwenga est riche en or, en cassitérite, en tantale, en wolframite avait-il lancé à la population. Il faut chercher des gens qui peuvent exploiter ces minerais et en compensation, nous faire une fois pour toute, une route bitumée. Nous allons tout faire pour trouver des argentiers capables de financer, d’exploiter l’or de Kamituga et leur demander de nous faire une bonne route pour de bon ».

La députée provinciale, Blandine Moza Kalafula a plaidé en son temps pour la réhabilitation de la route nationale n°2, RN2, dans le territoire de Mwenga. Lors de ses vacances parlementaires dans sa circonscription électorale, elle a vécu le parcourt des combattants que  ses électeurs vivent en se rendant à Bukavu et vice versa.

Elle a toujours aussi encouragé les notables de ce territoire à s’associer à l’initiative prise par la synergie des associations du territoire pour apporter leurs contributions à la réhabilitation de cette route.

Pour Blandine Kalafula, le délabrement avancé de cette route perturbe le transport en commun sur cet axe et surtout l’évacuation des produits agricoles des centres de production vers ceux de consommation. Sa voie sera-t-elle entendue un jour ?

La route nationale numéro 2, Bukavu-Mwenga  desservirait rentablement et instantanément  la ville de Bukavu, les territoires de Kabare, Mwenga et Shabunda au Sud-Kivu.

 Baudry Aluma

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