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Sud-Kivu/Shabunda : défi des routes à relever

Avez-vous déjà parcouru l’axe routier Bukavu- Shabunda ces jours ?  Un défi presque impossible à relever tant et si bien que les efforts et la volonté qui portent  sur  l’état d’avancement des travaux d’aménagement de cette route sont  presque nuls.

D’une longueur d’environ 363 km, la voie Bukavu-Shabunda est l’un des  axes routiers prioritaires de la politique du Président  Félix Tshisekedi dans son programme dit de 100 jours dans le Sud-Kivu.

En effet, le projet des travaux entrepris par l’Office des Routes, pour réhabiliter la route Burhale-Kigulube, entrent dans le cadre du désenclavement des zones reculées en vue du rétablissement de l’autorité de l’Etat dans ce territoire où les derniers contacts avec l’extérieur datent de très longtemps, selon la population locale.

Les habitants s’attendaient à des travaux de dégagement et d’ouverture de l’axe pour une première phase, pour la  seconde, la réhabilitation durable devrait être mise en œuvre par l’Office des Routes avec le financement du gouvernement central. Malheureusement  les travaux piétinent au grand désarroi des usagers.

Désespoir

Cette voie demeure pratiquement impraticable, notamment pour les véhicules gros porteurs en raison de son état boueux et rocailleux, contraignant par endroits la circulation de certains véhicules, à l’exception des motos qui peuvent s’y hasarder.

Sur le tronçon Bukavu-Lubimbe II, la route en terre battue est inabordable pour la plupart des voitures. Ainsi,  les 64 km de trajet entre Burhale et Lubimbe-II  peuvent être parcourus.

Mais, la voie Lubimbe II-Kigulube est dans un état de quasi-impraticabilité. Il en est de même pour le tronçon Kigulube-Byangama où les motos ne peuvent pas être utilisées. Il ne peut  être parcouru qu’à pieds.

Pour les travaux de réhabilitation,  les structures doivent utiliser  une importante main d’œuvre recueillie dans les localités traversées par cette route.

Pour la renaissance du pouvoir de l’Etat


Nos différentes entrevues avec les autorités administratives, policières et militaires ainsi qu’avec la Société Civile de Nzibira, Kigulube, Byangama, Lulingu, Tshonka,  Katchungu et Shabunda- centre (trajet de 3 jours), nous ont permis de constater que la population vit un calvaire économique, sanitaire, éducatif, sécuritaire… Il est remarqué que des bâtiments administratifs sont généralement dans un état de délabrement avancé ou inexistant. A Nyankovu, par exemple, il n’y a aucun centre de santé dans la localité ni dans ses environs. Les écoles sont dans un état précaire.

Pour les autorités de Kigulube à 172 km à l’Ouest de Bukavu, la priorité reste avant toute chose l’ouverture de la route qui facilitera le commerce, la circulation des populations ainsi que l’arrivée des ONG pouvant soutenir des projets de développement communautaire.

La restauration de l’autorité de l’Etat étant reléguée au second plan, on vit comme on peut dans Shabunda, dans l’insouciance  de la province et de la Nation toute entière.

Eddy Mbula et Baudry Aluma

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