Login

Lost your password?
Don't have an account? Sign Up

La redévabilité: un principe de base de la Bonne Gouvernance

Le réseau des Radios et Télévisions Communautaires du Sud-Kivu, RATECO-SK en sigle, est toujours préoccupé de débattre différents thèmes qui sont d’actualités dans notre pays en vue de sensibiliser la population à se mettre aussi en règles sur certaines activités les concernant, au lieu de se jeter des pierres en disant que les autorités ne font rien au moment qu’eux aussi ne sont pas au rythme des objectifs qu’ils se sont assignés.

Le mot « redevabilité » a plusieurs acceptions. Traditionnellement, la redevabilité décrit la manière dont ceux qui autorisent des tiers à agir en leur nom vérifient que l’autorité est exercée conformément à ce qui a été convenu.  

Dans notre pays les autorités élues par le peuple doivent rendre compte pendant leurs vacances parlementaires en rencontrant la base pour leur parler de ce qu’ils font au sein du gouvernement central. Certes, nous les voyons passent dans les avenues et quartiers pour rencontrer le peuple qui les a élus, cette manière, c’est la redevabilité auprès de ses élus.

La redevabilité est l’un des piliers fondamentaux d’une bonne gestion dans la mesure où il ne saurait y avoir de développement sans un gouvernement caractérisé par la compétence, l’intégrité, l’obligation de rendre des comptes et une large participation aux décisions.

La redevabilité engage une personne à payer ses dettes à un organisme ou rendre service à quelqu’un.

Exemple : Chirhuza a prêté 100$ à Patrick il y a quinze jours, depuis il lui est toujours redevable de cette somme.

La redevabilité envers les populations affectées semble être une expression à la mode que nous entendons souvent aujourd’hui, mais beaucoup d’acteurs impliqués dans la réponse humanitaire en ignorent le sens précis.

En général, La redevabilité désigne le droit de toute personne à demander des comptes sur les actions les concernant ou la prise de décision.

Le concept de redevabilité est tantôt assimilé à la « responsabilité », tantôt à la « reddition de compte » sans qu’il ne se réduise à l’un ou l’autre, ou même aux deux à la fois.

Isaac Bashombe Chishibanji, RATECO-SK

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*