Login

Lost your password?
Don't have an account? Sign Up

Journée mondiale de lutte contre le SIDA : Que COVID-19 ne nous fasse pas oublier notre implication  dans la riposte contre le VIH/ Sida

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a choisi depuis 1988, le 1er décembre comme journée mondiale de lutte contre du SIDA, afin de réfléchir sur les voies et moyens  de lutter contre cette maladie.

Cette date se veut également le cadre de manifestations de soutien aux personnes vivant avec le VIH.

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Antonio Guterres a, dans son message relatif à cette journée, affirmé : «Encore 1.7 million de personnes sont infectées par le virus d’immunodéficience humaine (VIH) chaque année, et quelque 690.000 en meurent», soulignant que les inégalités font que celles et ceux qui sont les moins capables de défendre leurs droits demeurent les plus touchés.

Depuis que la République Démocratique du Congo (RDC) s’est fixée l’objectif de contenir le VIH/SIDA à l’horizon 2030, les entreprises à leur niveau mettent également la main à la patte à travers les activités de sensibilisation et de dépistage volontaire de leurs employés. C’est ce qui justifie la présence de la Coalition interentreprises de lutte contre le VIH/ SIDA, la tuberculose et le paludisme (CIELS), l’organisatrice principale de la messe biannuelle sous la dénomination du Forum national de mobilisation du monde du travail contre le VIH/ SIDA.

L’objectif poursuivi par ces activités demeure la contribution au renforcement de la riposte contre le VIH/ SIDA en RDC.

Elles-mêmes, il leur faut outre ce qu’elles fournissent comme efforts, de définir leur politique en matière de  lutte contre le SIDA dans leurs conventions collectives, de mettre  en place ou renforcer des comités  de lutte contre le SIDA dans les entreprises.

Il s’agit également de former des pairs éducateurs, des prestataires de santé, des délégués syndicaux et aux autres responsables sociaux sur les stratégies et les avantages liés à la riposte contre le VIH en milieu du travail.

Également, elles doivent renforcer la collaboration avec les organisations de la société civile pour soutenir l’offre des services de prévention, de dépistage, des soins et de traitement du VIH ainsi que l’implication des syndicats, des permanents et des délégués syndicaux dans la riposte contre le VIH/ SIDA auprès des travailleurs, leurs dépendants et communautés environnantes.

Les entreprises expriment le vœu de voir le Forum national de mobilisation du monde de travail contre le VIH/SIDA (FONAS) institutionnalisé et mettre en place un comité de suivi des recommandations à tous les niveaux ainsi que rendre compte régulièrement de la mise en œuvre des recommandations.

A cette occasion, les entreprises mènent aussi le plaidoyer auprès de différentes institutions de la République, notamment le Président de la République et le Parlement afin qu’elles s’impliquent davantage dans la lutte.

S’agissant du Président de la République, il est souhaitable qu’il  assure le leadership politique nécessaire à la mobilisation de tous les secteurs et de toutes les provinces pour accélérer la riposte contre le VIH en vue de veiller au contrôle de l’épidémie du SIDA d’ici 2030 en RDC.

Quant à la deuxième institution y compris les assemblées provinciales, le vœu est de les voir renforcer le cadre législatif à caractère national à travers les lois et à caractère provincial à travers les édits favorables à la riposte contre le VIH/ Sida dans le monde du travail.

Le Parlement national et les assemblées provinciales doivent  également suivre et évaluer, l’un comme l’autre à son niveau, l’application des textes légaux et réglementaires nationaux et internationaux par les gouvernements central et provinciaux et les autres parties prenantes. En outre, ils sont appelés à mettre en place des points focaux pour la prévention du VIH en ciblant les élus, leurs assistants et les administratifs.

Le gouvernement même les exécutifs provinciaux sont appelés à renforcer l’engagement de la RDC dans la riposte contre le VIH qui reste un facteur de pauvreté et un frein pour le  développement. Ils doivent assurer l’exécution des lois et règlements relatifs à la riposte contre le VIH, mobiliser des ressources budgétaires de l’État et auprès des partenaires au développement afin d’accélérer la lutte contre le SIDA et de parvenir à la fin de l’épidémie du Sida comme problème de santé publique à l’horizon 2030.

Ces institutions sont exhortées à développer des approches innovantes de financement de la riposte nationale contre le VIH.

RATECO S/K

Leave a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*